19 mai 2005
Aujourd'hui : rien sur Dantec
Mardi soir chez Cannibal Holocaust. Soirée qui commençait mal :
- Il y avait de la Kro brute de fonderie au lieu de 1664, et c'est vraiment pas très bon
- j'étais complètement à la masse, et j'ai cru que j'allais m'excuser, me tirer tout de suite et rentrer chez moi, à l'abri, la tête sous la couverture.
Au cours de la discussion : Dantec, les nouveaux reacs, et tout ça. A vrai dire, ces histoires, je m'en fous de plus en plus, on ne devrait plus parler de tout ça depuis bien 5 ans, une mode est faite pour passer, et l'on se fait peur tout seul avec ces tocards. Des gens bien intentionnés entretiennent la plaie en croyant bien faire.
Il y a encore des adultes qui croient que l'Atlantide a vraiment existé, que ce n'est pas juste une parabole de Platon. Des illuminés. Personne ne s'en préoccupe, c'est très bien, laissons les délirants délirer dans leur coin. Et il n'y a probablement pas plus de lecteurs de Dantec (disons) que d'atlantoïdes. Pourquoi s'en préoccuper ? On se fait peur avec le retour de la bête plus ou moins immonde, et lui accorder un coup d'oeil revient à remplir sa gamelle de croquettes. On la fortifie.
Ah oui, mais non ! Objection votre honneur ! Et notre belle jeunesse, qui risque d'être influencée par le pernicieux de ces pensées malodorantes ? Et notre belle plus-si-jeunesse aussi, d'ailleurs ?
Pffff !!! Meuh non ! C'est quoi Dantec ? Disons qu'il vend à 10000 exemplaires (et même à 100000, mais je n'y crois pas trop) ; disons ... Que sont ces 10000 exemplaires putrides face aux dizaines de millions de téléspectateurs d'un JT ? Quelle est l'influence d'un Dantec face à celle de ces 30 minutes diffusés quotidiennement ?
Nulle.
Influence nulle, sauf chez des lobotomisés incultes et convaincus d'avance.
Et encore, Dantec, c'est tellement boursouflé que ça peut en devenir rigolo et la charge réactionnaire se désamorce d'elle-même. Tandis que le JT (Journal Télévisé de 20 heures pour ceux qu'aurait pas capté), c'est vraiment du concentré de bassesse. De bassesse pateline qui ne dit pas son nom, mais s'adresse presque explicitement à la bétise, au médiocre, au paresseux en nous, bref au terreau sur lequel fleurissent les fleurs mal foutues et méphitiques de la réaction. j'ai vu recemment (ce genre de truc m'arrive tous les trimestres) le JT de TF1. J'avais pas l'habitude. Je suis resté baba. Quelque chose d'aussi visqueux, d'aussi mesquin et d'aussi raffarinesque me parait autrement plus nuisible.
Le probleme ce ne sont pas Dantec et ses petits amis. C'est la télé. Ah oui, c'est un cliché, c'est l'évidence. Justement. Au lieu de loucher sur les nouveaux reacs qui tirent à 5000 exemplaires, on ferait mieux de s'occuper de la pourriture télévisuelle. Mais la télé impose sa loi : celle de la mode et de l'éphémère. Impossible de s'attarder sur un problème de fond et de longue durée. Alors on se focalise sur les épiphénomènes que nous fourguent les media à titre de divertissement.
Ah oui, mais non !
Quoi encore ?
Ah oui ... Les vertus magiques du livre ... J'oubliais. Selon les tables de la loi, un livre influence beaucoup plus de personnes que ses lecteurs directs. Par capillarité, instillation, diffusion, on ne sait pas, c'est magique. Lire un livre, c'est comme écarter les pans du slip de Dieu pour regarder ses couilles. Du moins, c'est ce qu'on nous surine. Evidemment, je n'y crois pas. Argument vaudou des intellectuels qui croient à leur importance et à leur capacité à changer le destin du monde. 150 ans qu'ils se racontent et nous racontent cela, et se délectent de leur puissance supposée. Mais ce n'est pas vrai. La vérité est toujours cruelle, même si elle peut parfois être terriblement sexy. Il n'y a (désormais) qu'une puissance culturelle en ce bas monde ; et c'est la télé, voix lénifiante du conservatisme le plus plat (et pas de la réaction, à mon avis, contrairement à ce que je disais plus haut)..
Bref, tout cela pour dire, que Dantec (et compagnie), on s'en fout. En plus, il faut s'en foutre. Le rien, quand on le traite comme du rien, retourne de lui-même au néant ...
Aujourd'hui : rien sur les voleurs de roller-skate
18 mai 2005
Aujourd'hui : rien sur la Guerre des Etoiles
Aujourd'hui : rien sur le referendum !

« Si les citoyens en venaient à voter non, tous les européens seraient transformés en lapins, et les hordes asiates et nord-américaines se précipiteraient pour les dévorer. Et c'est pourquoi le 'oui' s'impose ! » (Segolène Royal)
10 mai 2005
Les aventures de Rahan
Aujourd'hui Rahan se promène en Ontario, avec une chemise de bûcheron :

Avé le collier de dents de tigre et le coutelas en ivoire
06 mai 2005
Un peu d'humour
Bob et Jim dans leur grand numéro de duo comique :
Le cinéma qui fait rêver.
Je ne sais pas si vous connaissez la série des « Ilsa » ? Non ? Bande de téléphages analphabêtes ! Que je vous explique : c'était vers la fin des années 70, des purs films d'exploitation, dans le genre des films de prisons de femmes, sauf que les méchants etaient des vilains SS. On appelait ça le Gestaporn (= Gestapo + Porno). En gros, il s'agissait de mettre en scène des sévices sexuels dans des camps de concentration (« Ilsa, chienne SS », bientôt suivi par « Ilsa, la tigresse de Sibérie »). Inutile de vous dire que c'était pas racoleur pour un sou et de très bon goût.
Jusque là, rien qui fasse rêver. Et bien si ... Il semble qu'ait été en préparation (mais jamais réalisé) un « Ilsa contre Bruce Lee dans le triangle des Bermudes ». A partir d'un titre aussi prodigieux, on peut commencer à rêver, non ?
Nostalgie
De mon temps, il y a environ 20 ans, tout était vachement plus beau (surtout moi), la vie avait un sens et la politesse était reine. Il y avait un cinéma, "Le Brady" dont la spécialité était de passer du cinéma fantastique en programme permanent et même plus exactement de passer les deux mêmes films en boucle tout au long de la journée. C'est là que j'ai vu "Antropophagous, l'homme qui se mange lui-même", grand monument de film nul et dégueulasse, mais qui se laisse regarder. La salle était pleine de freaks, de chômeurs et de clodos, cette dernière catégorie passant toute la journée dans la salle.
Je me souviens aussi qu'il passait du porno-soft italo-franco-espagnol, genre "Les folles nuit d'orgie de Cléopatre", qui alternait avec les films d'horreur précités ("Le massacreur maudit du cimetière hanté"). J'y ai d'ailleurs vu "Gorge Profonde" qui ne vaut vraiment pas sa réputation (je me suis tiré avant la fin).
Maintenant, le Brady est devenu un cinéma comme les autres, mais j'aime toujours y aller, parce qu'il est resté un peu crapoteux, qu'il n'est pas cher, et qu'il passe parfois des films un peu bizarres (genre IKU). J'y suis donc allé hier voir "Saw", qui ne me disait trop rien, mais j'avais envie d'aller au Brady, point final. La vache ! Qu'est-ce que ça fait peur ! Ok, d'accord, ce n'est pas le film du siècle, mais dans la catégorie "thriller horrifique hyper bien foutu", il gagne sans problème sa médaille. Et puis, hou là là, les chocottes ! Bea à coté de moi était enfoncée de trouille dans son fauteuil et broyait la main qu'elle me tenait . On se tient la main au cinéma parce que on est des amoureux (j'explique). Et Bea, c'est la plus belle fille du monde ; d'ailleurs, c'est ma copine, CQFD.
04 mai 2005
Reflexions sur la question indienne
Dimanche, après-midi/soirée à Bollywood 2. Ambiance electique lors du karaoké de toute la salle (900 personnes suivant les organisateurs, 1,5 suivant la police), karaoké en hindi, avec explosion dantesque sur "Shaba Shaba" (extrait de la BO de "La famille Indienne"). Surprise non dissimulée de constater que la moitié de la salle connait les paroles par coeur (en hindi, je le répète).
Le problème, c'est qu'au deuxième balcon, les sièges sont en fait des strapontins de bois, ce qui n'est pas l'idéal pour les fefesses. Surtout pour des films de 3h30. J'ai donc profité de l'entracte pour aller me chercher un coussin à la maison.

Ambiance festive chez nos amis indiens
Chez les français, c'est plutôt Anne qui vit avec Jules mais qui couche avec Robert et hésite à répondre "oui" à Paul, mais qui se demande si tout cela est vraiment moral.
Sous cet angle là, le cinéma français apparait comme tout nul et tout riquiqui. Malgré le fait que, dans les deux pays, les scripts baignent dans la comédie (ou drame) de moeurs, et que la production génère des films similaires (dans chaque pays), on s'aperçoit que :
- Les actrices indiennes sont canons, elles.
- Les acteurs indiens n'ont jamais peur de porter des blousons rose fuschia en skaï pour le plus grand bonheur du spectateur.
- Chez les indiens, on en a pour son argent (250 figurants lorsque le héros va s'acheter une baguette).
- On a droit, environ toutes les 30 minutes à de brusques chorégraphies énervées avec des dorures, des flammes, des feux de bengales et du disco-travolta revisité hallucination pure. Chez les français, on se demande si vraiment le mal c'est pas bien durant de laborieux plans-séquences.
Sur ce, je vais à la maison. J'ai en effet acheté pour 5 euros chez un tamoul, une sorte de Rambo indien (si j'ai bien compris le résumé), et j'ai hâte de visionner ça.







